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Comment j’ai cédé au carrousel

Dans la vie d’un designer, il arrive parfois quelques imprévus. Je vais vous raconter mon dernier passage de dos d’âne en date...

Un billet publié le 11 mars 2014 par Sébastien Desbenoit.

Jetez vos croyances à la poubelle, car les études sont unanimes : les carrousels sur une page web ne sont pas lus, et pire, ne sont pas cliqués. À lire entre lignes, on pourrait en déduire qu’ils ne servent à rien. Je viens pourtant de valider l’ajout d’un carousel à la page d’accueil d’un site web dont j’assure l’amélioration continue. MAIS QUE M’ARRIVE-T-IL ?

Cela faisait déjà quelques mois qu’un de mes clients poussait pour ajouter cette « fonctionnalité » à sa page d’accueil. Mes réponses contenaient régulièrement des liens vers http://shouldiuseacarousel.com/ ou des études montrant l’inutilité de ce type de module. Ce matin, nous nous sommes rencontrés pour refondre la page d’accueil du site et le sujet est revenu sur la table.

Plutôt que de parler de clics, d’utilité et de visibilité des différentes informations au sein d’un carrousel, notre discussion s’est rapidement portée sur l’importance de la mise en valeur de ces informations. Les débats nous ont emmenés vers cette synthèse du directeur communication : « Peu importe si ces actualités sont lues ou non. Ce qui compte, c’est leur présence sur la page d’accueil du site, pour valoriser les employés et élèves de notre réseau, tout en montrant sans le dire la vitalité de nos établissements ».
En clair : les actualités des carrousels ne sont intéressantes que par leur présence en tant que levier émotionnel pour les cibles principales du site. Pour eux, le carrousel n’est qu’une illustration, et non un porteur du réel message. Dans la configuration précédente, ce type d’information était mélangé avec la communication institutionnelle. Les statistiques ont montré que les personnes consultant ces contenus étaient, pour la plus part, impliquées dans les événements retranscrits.

Dès lors, l’utilisation de ce carrousel n’est plus vraiment un non-choix en terme de hiérarchisation de l’information, mais un outil qui permet de trouver une solution équilibrée aux problématiques de valorisation des actions du réseau, en sacrifiant moins la cible principale du site.

Ces conclusions sont propres au type de structure. Mettre en avant les actions prend une toute autre dimension lorsque nous touchons à un domaine lié à l’éducation : le réseau en question comporte cent-vingt six structures accueillant plus de cent mille élèves. Dans le cas d’une entreprise plus « classique » ou d’un autre réseau, ce choix aurait sans doute été différent car la logique marketing n’est plus la même.

Cette anecdote montre bien la prépondérance de la cible et du message dans notre mission de design (au sens de conception) : si l’élément controversé sert l’objectif du site et ne nuit pas à l’expérience des internautes, nous nous devons, nous concepteurs, de soutenir ces choix, même s’ils étaient totalement impensables dans un autre cas de figure.

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